Communiqué de presse

Vous êtes ici : Accueil » Gratuit » Communiqué de presse » Taxe sur les transactions financières : tapis rouge pour les banques

Taxe sur les transactions financières : tapis rouge pour les banques

Communiqué de presse de Oxfam

Taxe sur les transactions financières : tapis rouge pour les banques, les pauvres et la planète repasseront

Sur fond d’annonces concernant l’attractivité de la place financière de Paris suite au futur Brexit [1], le gouvernement officialise un coup de rabot sur la taxe sur les transactions financières. En France, la taxation des transactions intra-journalières, qui devait entrer en vigueur au 1er Janvier 2018, sera supprimée. Au niveau européen, les négociations sont remises aux calendes grecques.

 

Selon Alexandre Naulot d’Oxfam France :

« Emmanuel Macron s’assoit sur une taxe qui rapporterait chaque année 2 à 4 milliards d’euros en France et 22 milliards en Europe. Un pactole qui lui aurait pourtant permis de respecter ses belles promesses pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique.»

«  Dix ans après la crise financière de 2008 et en pleine sortie des Etats-Unis de l’accord sur le climat, le constat est clair : malgré des hashtag tendance sur le climat, le Président Macron préfère dérouler le tapis rouge aux banques, au détriment de la planète et des plus pauvres. Il affaiblit un dispositif fiscal performant qui avait été mis en place et progressivement renforcé par ses deux prédécesseurs, et il revient sur les engagements qu’il avait pris face à la société civile il y a à peine un mois. Emmanuel Macron, Bruno Lemaire et Edouard Philippe sabotent eux-mêmes le plan climat du gouvernement, malgré la mobilisation de Nicolas Hulot en faveur de la TTF.

« La société civile ne lâchera rien : elle se mobilisera pour que la TTF européenne naisse au plus vite et mènera la bataille à la rentrée lors du prochain examen budgétaire pour maintenir les ambitions de la TTF française. »

En outre, en annonçant une baisse du taux d’imposition sur les sociétés à 25 %, le Gouvernement confirme la dangereuse course à la concurrence fiscale européenne dont les multinationales sortent les grandes gagnantes, faisant peser encore davantage les contributions fiscales sur le reste des contribuables.

Commentaires