Environnement

Vous êtes ici : Accueil » Environnement » QUE PENSER DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS?

QUE PENSER DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS?

Submergés depuis quelques mois par des informations alarmantes, nombre de nos lecteurs veulent en savoir plus sur le rôle des perturbateurs endocriniens. Faut-il avoir peur de l’alimentation ? Nous avons réuni quatre scientifiques de haut niveau, ayant à la fois les diplômes mais aussi la pratique et surtout une vision humaniste de la science, pour qu’ils débattent du sujet. Ces pages résument la teneur de leurs échanges. Elles contiennent les informations qui permettent de poser les bonnes questions et donnent une idée des avancées de la recherche dans ce secteur. Comment hiérarchiser les risques et les bénéfices de certaines molécules ? Une fois de plus nous cherchons à rester mesurés, estimant que la pire des attitudes, c’est de jouer « les marchands de peur ». C’est bien la peur qui a fait se noyer les moutons de Panurge.

Les perturbateurs endocriniens affolent. Agissant sur tous les systèmes hormonaux, ils sont suspectés de générer une baisse de la fertilité masculine, d’engendrer des malformations génitales, voire de favoriser l’obésité ou le diabète. Pour connaître les risques réels de ces substances, le ministère de la Santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en 2009 : elle doit inventorier les produits destinés au grand public contenant ces substances, quantifier leurs utilisations, évaluer l’exposition des populations et les risques. « Qu’est-il demandé à l’agence ? Produire des normes ou rassurer les populations ? », demande Jean-Paul Escande, professeur de médecine. Risque et danger « Notre rôle n’est pas d’affoler ou de rassurer, mais dans un premier temps de dégager les connaissances sur les perturbateurs endocriniens à partir des données de la littérature scientifique. Le ministère a demandé à l’Anses l’approche la plus exhaustive possible sur les risques et les populations exposées, rappelle Gérard Lasfargues, directeur adjoint scientifique de l’Anses (voir encadré). Il s’agit d’évaluer les risques réels à partir de connaissances sur les dangers des perturbateurs endocriniens et sur l’exposition des populations à ces dangers. »

OU
OU

Commentaires