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Nouvelle enquête de L214 : sordide élevage de cochons dans le Finistère

L214 demande sa fermeture immédiate

Après de nombreuses vidéos dans des abattoirs, L214 rend publiques ce jeudi les images choquantes d’un élevage intensif de cochons situé dans le Finistère près de Quimper.

Forcés à vivre au milieu des cadavres de leurs congénères en putréfaction ou leurs ossements, les cochons de cet élevage intensif survivent dans un environnement répugnant. L’élevage est de toute évidence hors de contrôle des services vétérinaires du Finistère.

Des toiles d’araignées barrent l’accès à certaines salles de l’élevage où vivent pourtant de nombreux animaux. Visiblement, l’éleveur ne se rend que rarement dans cette partie de l’élevage où les animaux sont livrés à eux-mêmes, nourris automatiquement. Dans les salles de maternité, des truies voient leurs petits mourir sous leurs yeux, impuissantes dans leurs cages. D’autres sont maigres ou présentent des signes de stéréotypies.

Emballages d’antibiotiques périmés, seringues usagées, épaisses couches de poussière et toiles d’araignées… ces conditions sanitaires extrêmes constituent un environnement favorable à l’émergence de maladies pour les animaux.

Face à ces conditions de vie intolérables pour les animaux, l’association L214 demande aux autorités la fermeture immédiate de cet élevage insalubre. Elle porte plainte auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Quimper.

Hélène Gateau, docteur vétérinaire et chroniqueuse animalière sur France Télévision a pu voir les images. Elle s’alarme de cette situation : « […] que font les autorités et les services vétérinaires ? Comment de telles conditions peuvent même se produire ? Vu l’état des bâtiments et des animaux, la situation n’est pas récente. Comment peut-on laisser des animaux, des êtres vivants, à la charge d’un éleveur visiblement dépassé ? » Par ailleurs, Hélène Gateau souligne que « le risque de transmission de dangers ayant un impact sur la santé animale, mais aussi sur la santé humaine, est maximal. »

→ Rapport de Hélène Gateau

« Si la situation de cet élevage en particulier est très préoccupante, ne nous leurrons pas sur celle des autres élevages intensifs où les cochons passent une vie tout aussi misérable. En France, 95% des cochons sont enfermés dans des cages exigües ou des cases bétonnées sans accès à l’extérieur. Il est grand temps de nous questionner sur ce que subissent les animaux et de tourner le dos à la viande », déclare Brigitte Gothière, porte-parole de l’association.

Cet élevage fait partie du groupe Triskalia, un des plus gros groupements de producteurs de cochons en Bretagne. Michel Bloc’h, son président, souligne la montée d’une demande sociétale forte pour le bien-être des animaux et vient de déclarer dans un journal professionnelqu’il « faut raconter une histoire au consommateur ». (sic)

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Communiqué de presse de L214

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