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MILAN 2015 QUELS CHOIX POUR NOURRIR LA PLANÈTE ?

poireChapitre 1 : Comment nourrir 9 milliards d’individus
Chapitre 2 : À la recherche d’une alimentation saine
Chapitre 3 : Agricultures plurielles
Chapitre 4 : Agriculture et risques environnementaux

DANS CES CHAPITRES :

L’alimentation au coeur des défis de notre siècle
Alain Berger, commissaire général du Pavillon français de l’Exposition universelle de Milan
Pour la première fois, le thème retenu pour l’Exposition universelle fut l’alimentation, avec en ligne de mire une question : comment nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 tout en préservant la planète ? Il s’agit de concilier productivité et durabilité. L’Exposition universelle, ouverte le 1er mai dernier, accueillera pendant 6 mois plus de 20 millions de visiteurs. Le Pavillon français est exemplaire en matière d’économie circulaire : conçu en bois du Jura, il est démontable et pourra donc avoir une seconde vie après Milan.

La faim dans le monde, un problème de volonté
Luc Guyau, président d’Ensemble Contre la Faim et la Malnutrition (ECFM) et ancien président de la FNSEA
Il est possible aujourd’hui de nourrir 11 milliards d’êtres humains. En 1950, nous étions 2,5 milliards sur Terre, et 800 millions d’êtres humains souffraient de la faim. En 2015, nous sommes 7 milliards, et 850 millions d’êtres humains souffrent toujours de la faim. Pourra-t-on passer de 7 à 9 milliards avec les recettes utilisées entre 1950 et 2015 ? Non.

La biodiversité à la source de l’économie
Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité, auteur du rapport Approche économique de la biodiversité
La relation entre la biodiversité et l’économie recouvre quatre piliers, perçus comme de moins en moins intéressants par les indicateurs actuels alors qu’ils sont au coeur de l’économie et de notre survie.

Une plante aux vertus exceptionnelles
Jean-Pol Verzeaux, président de Coop de France Déshydratation et agriculteur en Champagne dans la filière Luzerne.
Les vertus de la luzerne sont nombreuses, tant pour les sols que pour la nutrition, en passant par l’indépendance alimentaire. Focus sur cette plante à valoriser davantage.

La gastronomie française, patrimoine vivant et atout mondial
Marc de Ferrière le Vayer, titulaire de la chaire Unesco « Sauvegarde et valorisation des patrimoines culturels alimentaires », à l’Université Rabelais de Tours.
L’alimentation a été intégrée assez tardivement au sein de l’Unesco, après sa reconnaissance en tant qu’élément essentiel de la culture, et des cultures humaines. Elle est aujourd’hui reconnue comme patrimoine culturel.

Alimentation-santé : le rôle des fruits et légumes
Dans le cadre de l’Exposition universelle, s’est tenue à Milan la 7ème édition de la Conférence internationale EGEA, organisée par Aprifel et Interfel (les fruits et les légumes frais), soutenue par le ministère de l’Agriculture et France Agrimer. Ces trois jours ont permis de démontrer l’importance du rôle des fruits et légumes dans une alimentation saine au coeur d’un environnement protégé.

Vaincre la malnutrition
Bernard Leclercq, président de l’Association pour la Promotion des Extraits Foliaires en nutrition (APEF)
Quand l’APEF a été créée il y a 23 ans, il s’agissait de lutter contre la malnutrition dans les pays du Sud grâce à la richesse nutritionnelle des extraits foliaires de luzerne produits en Champagne-Ardenne. Des centaines de tonnes ont été distribuées à travers le monde pour une posologie de 5 à 10 grammes par jour et par personne.

Les insectes, alimentation de demain ?
Cédric Auriol, PDG de Micronutris
L’entomophagie, qui consiste à manger des insectes comestibles, s’impose peu à peu comme une tendance de fond pour notre alimentation. Déjà répandue dans certaines cultures, elle présente deux qualités essentielles : un apport nutritionnel complet (protéines, oméga 3, minéraux, etc.), et un très bon rendement. Depuis 2011, Micronutris produit et transforme des insectes.

La gestion de l’espace au coeur de la production agricole
Jean-Paul Bachy, président de la Région Champagne-Ardenne
Les prophètes du déclin se trompent : il faut obligatoirement produire plus si l’on veut faire face au défi alimentaire sur la planète. Mais il faut aussi produire autrement : le consommateur attend davantage de qualité, et les labels apportent une véritable valeur ajoutée aux territoires.

L’agriculture locale, fondement de l’économie circulaire
Gérard Miquel, sénateur du Lot, président du Club de la Table Française
Pour construire une économie circulaire, il faut partir des savoirfaire locaux et des traditions, qui s’inscrivent dans une évolution, une adaptation permanente. Ainsi, l’agriculture paysanne a subi des évolutions considérables et a su s’y adapter, tout en continuant à participer au maintien des équilibres naturels.

Le bio : un marché en expansion régulière dans le monde
Etienne Gangneron, président de l’Agence Bio et vice-président de la FNSEA
L’Agence Bio a pour mission le développement, la promotion et la connaissance de la filière bio. Son Observatoire suit la progression de ce segment en France et dans le monde, où les surfaces cultivées en bio sont passées de 11 millions d’hectares en 1999 à 43 millions en 2013. Deux millions d’agriculteurs ont converti leurs exploitations en agriculture biologique, et le marché mondial du bio s’élève à 59 milliards d’euros.

Le Comté bon
Deux grosses meules de Comté paradent dans le Pavillon français de l’Exposition universelle à Milan. Ce fromage d’exception a toute une histoire. Nous avons demandé à Claude Vermot-Desroches, le président du Comité Interprofessionnel de Gestion du Comté, le CIGC, de nous en dire plus sur une production originale ancrée dans le massif du Jura depuis des siècles.

La banane des Antilles
La banane est un fruit particulièrement bon pour la santé. Aux Antilles elle est la première culture agricole et, dans le monde, elle représente le premier fruit cultivé. Nous avons demandé à Sébastien Zanoletti, directeur de l’Innovation et du Développement durable de l’UGPBAN et de l’Institut Technique Tropical (IT2), de nous en dire plus sur ce fruit aux richesses insoupçonnées.

Pour une agro-écologie dans les actes
Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE, pilote du réseau Agriculture
FNE est un réseau national d’associations locales, dont les missions sont de lancer des alertes et de proposer des solutions. Notre philosophie est de contribuer à un nouveau projet de société face aux impasses sociales et environnementales de la société de consommation. En matière d’agriculture, il ne s’agit pas de s’arc-bouter sur une posture défensive, mais bien de défendre une vision d’avenir.

Une convention d’envergure pour les biopesticides
Jean-Marc Petat, directeur du Développement durable BASF
Le Conseil régional de Lorraine vient de signer une convention avec BASF dans le contexte de la Bioengineering Valley et de la recherche dans les domaines des cosmétiques et des biopesticides. Le point sur cette convention d’envergure, dont la signature le 28 mai dernier a été saluée par la présence de Jean-Yves Le Déaut, député de Meurthe-et-Moselle, président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST).

Comment préserver les ressources des océans ?
Michel Hignette, directeur de l’Aquarium de la Porte Dorée-Paris
Les quantités de protéines procurées par la pêche ne sont pas inépuisables, contrairement à ce que l’on avait pu croire avant les « progrès » de la pêche industrielle. Il est donc nécessaire d’optimiser cette ressource, indispensable à la nutrition de millions d’habitants.

Les sols : une ressource rare et fragile
Dominique Arrouays, président de l’Association française pour l’étude des sols
Les sols sont une ressource très limitée en surface et en qualité. Seuls 20 % des sols sont cultivables, et 60 % de cette surface est dégradée. Les sols se renouvellent très lentement, sur un temps qui dépasse très largement l’échelle humaine. Ils apportent une multitude de services : alimentation, régulation, filtrage, recyclage, habitat, patrimoine génétique, etc. et subissent de nombreuses menaces (érosion, artificialisation, pollution, réduction de la matière organique, salinisation, tassement, acidification, etc.).

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