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L’actionnariat selon Proxinvest

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Les lignes bougent lors des Assemblées Générales des sociétés. La contestation des actionnaires pour certaines décisions qui ne leur semblent pas justifiées recueillent désormais plus de votes. C’est le début d’une petite révolution dans ce milieu feutré où, en général, tout est prévu d’avance, sinon coopté.

Depuis une vingtaine d’années, un fin connaisseur du monde bancaire et de l’univers boursier, grâce à sa société d’analyses et de conseils, a réussi à mettre un peu de démocratie dans ce monde de brutes. Cela ne se fait pas sans bagarre, Pierre-Henri Leroy et sa société Proxinvest ont imposé une nouvelle approche de l’activisme actionnarial qui va jusqu’à contester les rémunérations injustifiées de certains patrons du CAC 40, ou des décisions qui lui semblent peu pertinentes. Le bonhomme est coriace, souriant mais déterminé, et la presse reprend souvent ses travaux.
Proxinvest vient de publier son 20ème rapport Assemblées Générales 2016 et activisme actionnarial. Il met en valeur la bonne cuvée 2016 qui a vu une contestation record lors des AG françaises : 6 542 résolutions ont été proposées lors des 382 assemblées générales avec une vigilance de plus en plus importante de la part des actionnaires. Le taux de contestation moyen est passé de 5,25%, en 2015, à 5,51%, en 2016. Pour un non initié ce chiffre peut paraître minime mais vous allez voir que les conséquences ne le sont pas. Les résolutions rejetées portent pour 57% d’entre elles sur des augmentations de capital (risque de dilution et risque de protection anti-OPA) ; 12% concernent la rémunération des dirigeants – le fameux « Say on Pay », c’est-à-dire les options ou les actions gratuites qui leur sont octroyées ; 10% se rapportent à des conventions réglementées.

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