| Le périph’ rend sourdingue ! |
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Il assomme quotidiennement
ses 100 000 riverains. Bruitparif, l’observatoire du bruit en Ile-de-France,
dévoile ses dernières mesures sur le périph’.
Huit stations fixes, enregistrements 24h/24 et un « véhicule laboratoire » pour mesurer tous les 700 mètres : Bruitparif voulait compléter les cartes de bruit réalisées par la mairie de Paris et les 21 communes des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. Il en ressort que les niveaux sont très majoritairement au-dessus des valeurs limites de la réglementation française et des recommandations de l’OMS. L’indicateur Lden, moyenne des niveaux mesurés le jour, la soirée et la nuit, varie entre 65 et 82 décibels (dB(A)), loin de la valeur retenue par l’OMS, de 55 dB(A). La réglementation française autorise un seuil de 68 dB (A), dépassé par tous les points de mesure dépourvus d’écran acoustique. Il ressort de ces mesures que le bruit est continu, le trafic n’offrant qu’un maigre répit entre 2 heures et 4 heures du matin. Week-end et vacances scolaires n’y changent rien ! Entre 100 et 1 600 « émergences » ont été enregistrées chaque jour : elles correspondent au passage de véhicules bruyants (poids lourds, deux roues, vitesse excessive), aux klaxons, aux sirènes, circulation sur les contre-allées. Le bruit constitue un réel risque environnemental pour la santé, avec comme conséquence des troubles du sommeil, des insomnies, une augmentation de la pression artérielle, voire des crises cardiaques. Réagir sur le Forum du Développement Durable.
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