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Peut-on démocratiser les éco-quartiers ?
Plus d’une dizaine d’années se sont écoulées depuis que Fribourg(Allemagne) est devenue la référence en matière d’éco-quartier. Sa grande réussite a entraîné une explosion du marché immobilier avec une population majoritairement jeune, cultivée et aisée.
L’éco-quartier de Grenoble (38) est le résultat du pragmatisme des élus qui ont tâtonné pour l’imaginer et le faire fonctionner. Allant à l’ encontre des promoteurs et architectes, ils peuvent se vanter aujourd’hui d’avoir réussi une mixité sociale et un quartier où il fait bon vivre.
L’initiative de la ville du Sequestre (81) est la plus récente. Elle démontre la volonté d’un élu qui a pris à bras le corps le développement durable, et l’a retranscrit à l’échelle d’une petite ville de province.
Chacun de ces exemples montre à des niveaux différents toutes les possibilités de développement social et environnemental qu’offre l’éco-quartier. L’exemple même de « Penser globalement, agir localement ».
Croyez-vous à ce concept d’éco-quartier ? Croyez-vous qu’il soit facteur de mixité sociale ? Avez-vous des exemples qui confirment ou montrent les limites de la démocratisation des éco-quartiers ?
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Voici un message d'un invité indisponible pour le jour J. Bonne lecture...
Quand on parle d’écoquartier, parle-t-on nécessairement d’un morceau de ville où la mixité sociale est assurée ? Personnellement, ce n’est pas ce que je constate à l’analyse des quartiers qui font référence et des projets en cours.
La mixité sociale ne peut être constatée en « photographie instantanée » et être mesurée dans sa diversité que s’il existe une politique de parcours résidentiels au niveau de la collectivité territoriale. Elle constitue un équilibre fragile car elle dépend du management local des opportunités de disponibilités foncières et immobilières et des choix de chaque acteur économique de la filière du logement public et privé à l’échelle de l’agglomération concernée. Le rôle des élus est essentiel ; l’objectif ne peut être évalué qu’à long terme ; le parcours des populations correspond notamment à un PLH – programme local de l’habitat, en lien avec le PLU – plan local d’urbanisme.
La mixité – sociale et générationnelle - montre la capacité des acteurs gestionnaires de parcs immobiliers à proposer tous types de logements locatifs – du studio au 6 pièces – à des loyers variés, en fonction des conditions de ressources. Elle montre la capacité d’une commune à fabriquer et maintenir une ville ouverte à toutes les populations, sans constitution de « ghettos ». La collectivité doit également veiller à satisfaire les besoins des ménages qui souhaitent accéder à la propriété ou acquérir un certain type de logement : petit/grand appartement, maison de ville, loft, etc.
Ce qui s’oppose à la mixité, outre les fantasme de certains élus, c’est avant tout la « tyrannie du foncier » : la valorisation foncières des terrains à l’occasion des opérations d’aménagement induit une certaine typologie de logements dans les programmes de réhabilitation et de construction. Elle repousse classiquement toujours plus en périphérie les foyers exigeants en terme de surfaces – familles – avec les effets négatifs induits que l’on connaît : désoptimisation des trajets domicile/travail/écoles/lieux des loisirs, multiplication des kms parcourus et des impacts économiques (part du coût du transport dans le budget du ménage) et environnementaux (empreinte écologique élevée), voire désocialisation par repli individuel ou communautaire en périphérie.
Dire que l’écoquartier devrait veiller à réoptimiser le système urbain qui assure la mixité sociale, cela n’est pas un acquis, cela reste un vœu. L’écoquartier « 2010 » issu du Grenelle se veut d’abord un morceau de ville qui assure une mixité fonctionnelle – logements, bureaux, activités, commerces, équipements, espaces verts,etc. Ensuite, il se doit d’être exemplaire en matière d’économie de la ressource en eau, de gestion des déchets et d’efficacité énergétique. Enfin, il doit être accessible par des transports en commun de qualité et favoriser les circulations douces.
On voit que l’objectif de mixité sociale est présent dans la démarche de la Région Ile de France, visant à labelliser des projets d’écoquartiers appelés « NQU », nouveaux quartiers urbains. Il nécessite une politique foncière adaptée et un suivi sur le long terme du peuplement des logements. Cet objectif ne figure pas en général dans les engagements et les cahiers des charges des écoquartiers les plus cités. Ces derniers sont le plus souvent très homogènes en terme de peuplement. Le choix de ne pas posséder d’automobile, par exemple, est encore très rarement celui des familles !
Il y a donc encore beaucoup de chemin à parcourir pour amener la mixité sociale dans nos écoquartiers et je remercie Valeurs Vertes d’avoir posé les termes de ce débat.
Michel Guémy
Consultant en Développement Urbain et Enseignant
« les Territoires d’Action du Développement Urbain Durable »
UVSQ – Ecole Nationale d’Architecture de Versailles
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Le sens de ce que nous souhaitons mettre en place au Séquestre (81) passe par l'équilibre économique de l'entité éco quartier que nous initions.
Nous sommes une petite collectivité (1600 habitants). Nous ne possédons pas les moyens de subventionner par le budget communal une opération qui va représenter 600 logements. Notre projet repose sure l'équilibre financier de la ZAC qui sera elle -même porteuse du projet. Cet équilibre là est porteur de la "transférabilité" de l'opération.
Et dans cet éco quartier, nous y avons programmé 28% de logements sociaux, et nous travaillons avec des architectes pour proposer des accessions à la propriété pour moins de 150.000 € (bâti, taxes, honoraires et terrain compris). Par cette politique d'aménagement, par la mixité sociale, mixité de fonction, mixité des espaces, nous avons cette volonté politique forte de mettre à disposition de nos futurs habitants un "éco quartier démocratisé".
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Bonjour a tous,
Ravie de vous retrouver pour ce premier forum de l’année 2010. Pour l’occasion nous avons choisi de vous proposer un concept en plein essor et porteur de belles promesses pour le développement durable.
Valeurs Vertes a écrit:
Le rôle des élus est essentiel ; l’objectif ne peut être évalué qu’à long terme ; le parcours des populations correspond notamment à un PLH – programme local de l’habitat, en lien avec le PLU – plan local d’urbanisme.
Merci à Michel Guémy pour sa participation en différé. Pensez vous que ce soit aux élus de donner cette impulsion locale ? La mixité sociale ne doit-elle pas être le fruit d’une dynamique globale (élus mais aussi professionnels du foncier et de l’immobilier, entreprises, etc) ?
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Valeurs Vertes a écrit:
On voit que l’objectif de mixité sociale est présent dans la démarche de la Région Ile de France, visant à labelliser des projets d’écoquartiers appelés « NQU », nouveaux quartiers urbains. Il nécessite une politique foncière adaptée et un suivi sur le long terme du peuplement des logements. Cet objectif ne figure pas en général dans les engagements et les cahiers des charges des écoquartiers les plus cités. Ces derniers sont le plus souvent très homogènes en terme de peuplement. Le choix de ne pas posséder d’automobile, par exemple, est encore très rarement celui des familles !
Il y a donc encore beaucoup de chemin à parcourir pour amener la mixité sociale dans nos écoquartiers et je remercie Valeurs Vertes d’avoir posé les termes de ce débat.
Sans mixité sociale, il n'y a pas d'avenir. Les quartiers se sclérosent et l'uniformité engendre l'ennui et tout autour la frustration. Etre humain c'est se rencontrer, échanger des idées, s'enrichir de la pensée des autres et un quartier sans mixité social est une négation de la fraternité humaine.
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Le 22 octobre 2008, dans le droit fil de l’Engagement Grenelle, Jean-Louis Borloo Ministre d'Etat de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) annonçait la mise en oeuvre du Plan Ville durable. Ce plan constitue un levier essentiel de la mutation de la société française vers un nouveau modèle de développement : il vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville. Ce plan d’actions concerne toutes les villes et toutes les thématiques du développement durable. Il se décline de plusieurs façons au travers, notamment, de l’appel à projets EcoQuartier et de la démarche EcoCité et intègre également les appels à projets « Transport en commun en site propre » ainsi que le plan « Restaurer et valoriser la Nature en Ville », actuellement en cours d’élaboration.
Concernant les projets d'EcoQuartiers, les projets attendus, innovants, écologiques, doivent témoigner de l’excellence des acteurs français de l’aménagement et de la construction, et permettre de valoriser à l’échelle nationale mais aussi internationale les projets exemplaires. Ils auront aussi un effet d’entraînement collectif, en démultipliant les expériences, pour diffuser de nouvelles pratiques, développer de nouveaux savoir-faire, et susciter les nouveaux métiers de la croissance verte.
160 projets ont été déposés pour l'appel à projets EcoQuartier et ont fait l'objet d'une analyse réalisée par un comité technique dédié, composés d'experts internes et externes au MEEDDM. Une commission d'analyse et d'appui a procédé à l'étude des candidatures : un Grand Prix National EcoQuartier 2009 a été décerné (la ZAC de Bonne à Grenoble), et près d'une trentaine d'autres projets remarqués ont été regroupés au sein d'un palmarès thématique (Eau / Biodiversité / Déchets / Sobriété Energétique / Mobilité / Densité et Formes Urbaines / Eco-construction / Projets d'Avenir / Petites Villes / Projets Ruraux).
Un des thèmes retenu au même titre que les autres est le thème de la gouvernance qui est reconnu au ministère comme l’un des axes structurant de cette démarche.
L'ensemble du palmarès est disponible sur le site internet dédié du ministère : www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr.
En 2010, le MEEDDM poursuit la démarche EcoQuartier en regroupant l'ensemble des collectivités candidates à l'appel à projets au sein d'un club opérationnel. Ce club propose, aux représentants des collectivités et partenaires des projets, des séminaires-conférences, des groupes de travail nationaux et des ateliers locaux organisés par les services déconcentrés du MEEDDM. L'appel à projets EcoQuartier sera relancé fin 2010.
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Gérard POUJADE a écrit:
Nous sommes une petite collectivité (1600 habitants). Nous ne possédons pas les moyens de subventionner par le budget communal une opération qui va représenter 600 logements. Notre projet repose sure l'équilibre financier de la ZAC qui sera elle -même porteuse du projet. Cet équilibre là est porteur de la "transférabilité" de l'opération.
Merci d'être en ligne, nous savons combien vous avez su transformer votre ville et la rendre attractive puisqu'elle gagne tous les ans des habitants nouveaux. Les opérations d'éco-quartiers doivent être transférables à la ville entière. Aujourd'hui la plupart des français souhaitent accéder à la propriété et maîtriser leur budget en particulier dans le domaine de l'énergie. La qualité de la vie se décline aujourd'hui à travers la réappropriation de la nature dans la ville. Tout éco-quartier réussi l'est avant tout parce qu'il aide ses habitants à vivre plus heureux ensemble.
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Un éco-quartier doit être un ensemble de diversité : diversité de fonctions, d'habitats, d'habitants ... de formes urbaines , d'orientation ... d'architecture ... de typologies ... pour une diversité de population , de budgets ...
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Un des enjeux des écoquartiers est aussi de replacer l'humain au coeur des projets d'aménagement. Dans cette perspective, la démocratisation des écoquartiers ne repose-t-elle pas aussi sur la participation citoyenne ?
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Danielle Nocher a écrit:
Valeurs Vertes a écrit:
On voit que l’objectif de mixité sociale est présent dans la démarche de la Région Ile de France, visant à labelliser des projets d’écoquartiers appelés « NQU », nouveaux quartiers urbains. Il nécessite une politique foncière adaptée et un suivi sur le long terme du peuplement des logements. Cet objectif ne figure pas en général dans les engagements et les cahiers des charges des écoquartiers les plus cités. Ces derniers sont le plus souvent très homogènes en terme de peuplement. Le choix de ne pas posséder d’automobile, par exemple, est encore très rarement celui des familles !
Il y a donc encore beaucoup de chemin à parcourir pour amener la mixité sociale dans nos écoquartiers et je remercie Valeurs Vertes d’avoir posé les termes de ce débat.Sans mixité sociale, il n'y a pas d'avenir. Les quartiers se sclérosent et l'uniformité engendre l'ennui et tout autour la frustration. Etre humain c'est se rencontrer, échanger des idées, s'enrichir de la pensée des autres et un quartier sans mixité social est une négation de la fraternité humaine.
Pour ce qui concerne la province (profonde) ne pas posséder de voiture est impossible. En revanche, il faut pouvoir proposer les alternatives possibles, nombreuses, pour alléger l'utilisation de la voiture
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Le débat porte sur ecoquartier et démocratie, ce qui est très lié à la mixité, mais ne le recouvre pas totalement.
Il peut y avoir démocratie sans mixité, bien que non souhaitable et générateur de gentrification , alors qu’il ne peut pas y avoir mixité sans démocratie.
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Danielle Nocher a écrit:
Bonjour a tous,
Ravie de vous retrouver pour ce premier forum de l’année 2010. Pour l’occasion nous avons choisi de vous proposer un concept en plein essor et porteur de belles promesses pour le développement durable.Valeurs Vertes a écrit:
Le rôle des élus est essentiel ; l’objectif ne peut être évalué qu’à long terme ; le parcours des populations correspond notamment à un PLH – programme local de l’habitat, en lien avec le PLU – plan local d’urbanisme.
Merci à Michel Guémy pour sa participation en différé. Pensez vous que ce soit aux élus de donner cette impulsion locale ? La mixité sociale ne doit-elle pas être le fruit d’une dynamique globale (élus mais aussi professionnels du foncier et de l’immobilier, entreprises, etc) ?
Si ce ne sont pas les élus, je ne vois pas de qui cela pourrait venir. Une logique d’opportunité foncière permettant d’obtenir des terrains à bas prix n’aurait aucun sens. Construire des logements sociaux, construire de la ville, ce doit être pensé en fonction des transports urbains, des réseaux (eau, assainissement, réseaux viaires). La collectivité et donc les élus doivent donc être au premier rang de ce type de choix.
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Ministère de l'Ecologie a écrit:
160 projets ont été déposés pour l'appel à projets EcoQuartier et ont fait l'objet d'une analyse réalisée par un comité technique dédié, composés d'experts internes et externes au MEEDDM. Une commission d'analyse et d'appui a procédé à l'étude des candidatures : un Grand Prix National EcoQuartier 2009 a été décerné (la ZAC de Bonne à Grenoble), et près d'une trentaine d'autres projets remarqués ont été regroupés au sein d'un palmarès thématique (Eau / Biodiversité / Déchets / Sobriété Energétique / Mobilité / Densité et Formes Urbaines / Eco-construction / Projets d'Avenir / Petites Villes / Projets Ruraux).
Voila une information qui nous fait plaisir. La ZAC de Bonne à Grenoble méritait tout à fait cette récompense et ayant écoutée lors d'un colloque l'élu qui en était responsable, i faut souligner qu'elle a été pionnière et qu'elle a aussi essuyé les plâtres et que c'est grâce au dialogue avec les habitants, les riverains qu'elle a surmonté les problèmes de non mixité puisque des gens venus de tous les horizons, de toutes les conditions sociales s'y trouvent bien.
Effectivement, c'est la volonté de présenter des transports publics cohérents qui a été le liant fondateur. Grenoble depuis plus de 20 ans a su devenir à travers cette initiative et d'autres une ville tournée vers le futur.
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Ce sont effectivement aux élus d'avoir une politique de mixité sociale forte et de l'inscrire dans les documents d'urbanisme adéquats.
A Grenoble, nous avions mis dans la partie Orientations d'aménagement (obligation de compatibilité des projets, un peu moins stricte que la partie règlement) de notre PLU dès 2005 l'obligation de construction de logements sociaux pour toute construction. Après la loi ENL, cette obligation de construire selon les secteurs de la ville de 20% à 30% de logements sociaux pour toute opération de plus de 10 logements s'est retrouvée dans la partie règlement du PLU.
Aujourd'hui, cela fonctionne : les promoteurs acceptent de construire une partie des logements pour des bailleurs sociaux qui les rachètent en VEFA. Il est plus dur de mettre en place ce type d'obligation dans le diffus que dans les ZAC où nous imposons 30 % de logements sociaux comme à la ZAC de Bonne (il y en aura dailleurs près de 40 % au final).
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L’ecoquartier induit un travail sur la densité, l’optimisation des surfaces et le partage des espaces, un ecoquartier se doit d’offrir des espaces d’habitation préservant l’intimité, mais aussi des lieux de vies partagés. La gestion et le fonctionnement de ces espaces communs doit se régler entre les habitants eux-mêmes, ce débat pouvant être organisé en lien avec la collectivité (collectivité au sens large : copropriétés, conseils de quartiers, municipalités, ou toutes autres formes innovantes de gouvernance à petite échelle).
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L'utilisation du terme "éco-quartier" par une collectivité, lui permet d'afficher une certaine ambition, donc, un quartier qui aura fait l'objet d'études poussées, de maîtrise du foncier, de réflexions autour de ses propres objectifs . Afficher ce terme c'est s'engager à proposer des quartiers différents, des quartiers socialement durables ... A partir de ses engagement, la collectivité pourra attendre, si le quartier le permet des implications personnelles des habitants.
Il ne suffit pas de poser trois panneaux solaires, pour générer un QUARTIER".
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natheco a écrit:
Un éco-quartier doit être un ensemble de diversité : diversité de fonctions, d'habitats, d'habitants ... de formes urbaines , d'orientation ... d'architecture ... de typologies ... pour une diversité de population , de budgets ...
Une architecture réussie est la base même de la réussite d'un éco-quartier. C'est un métier difficile puisqu'il faut être visionnaire et surtout ne pas oublier qu'il existe selon le territoire un "esprit du lieu" constitué du ressenti des habitants, de l'histoire, de la situation géographique et des traditions de ses habitants. On ne peut pas plaquer une vision totalement étrangère sur un éco-quartier, cela ne signifie pas qu'il faille être conformiste bien au contraire.
Quand on admire la Casa Mila à Barcelone, un immeuble de Gaudi, on imagine qu'il aurait pu réaliser des éco-quartiers dont l'architecture ferait école même de nos jours.
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AssoHQE a écrit:
Un des enjeux des écoquartiers est aussi de replacer l'humain au coeur des projets d'aménagement. Dans cette perspective, la démocratisation des écoquartiers ne repose-t-elle pas aussi sur la participation citoyenne ?
Tout notre avenir dépend de cette démocratisation des éco-quartiers et de l'implication citoyenne de toutes les composantes de la société. Mais nous sommes dans un tel moment de transition qu'il faut instaurer un dialogue franc avec les habitants, ne pas refuser la différence.
Cette vision synthétique de l'avenir pour un changement désiré et non subi est au coeur de cette démarche de progrès. Nous avons tout à apprendre du plus humble habitant au plus riche et sans doute grâce aux associations les faire se rencontrer, dialoguer pour leur projet commun de ville.
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L'écoquartier c'est le fait de renouer avec la ville traditionnelle européenne, la ville ancienne (XVIII°s.) où on retrouve de nombreux critères de l'écoquartier : mixité, écoconstruction, densité, proximité travail-domicile, en gros une économie de ressources. La politique des écoquartiers vise à gommer les dérives urbanistiques de la "ville-pétrole". Le seul critère véritablement innovant de l'écoquartier, tel qu'il est conçu aujourd'hui, c'est le thème de la gouvernance (avec les technologies de notre époque évidemment).
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La notion d'intimité est particulièrement baclée en France, d'autant que le français a un besoin "énorme" d'intimité, de plus quand il se barricade derrière ses multiples accessoires (bois tissés, palissades de tissus ...) , il expose à l'espace public l'envers de ces matériaux, alors que les habitants des pays du nord, "décorent" leur limites ... l'espace public est formé des espaces plans et des limites privées de chacun, il est nécessaire d'avoir une maîtrise de ces limites, soit, en les finançant, soit en ayant des exigences en prescription. L'intimité peut aussi être travaillée par des formes urbaines riches, utilisant les décalages, les patios ...
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Gérard POUJADE a écrit:
Pour ce qui concerne la province (profonde) ne pas posséder de voiture est impossible. En revanche, il faut pouvoir proposer les alternatives possibles, nombreuses, pour alléger l'utilisation de la voiture
Il n'y a pas de formules toutes faites pour les éco-quartier, nous ne voulons pas d'un monde immobile. La voiture peu à peu grâce aux éco-technologies sera moins en accusation. S'il y a du lien sociale, on verra aussi même en province, et ça se fait déjà dans les relations de bon voisinage, le covoiturage et d'autres solutions.
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Il n'est pas si facile de faire venir des familles en centre-ville. Il faut proposer une alternative de qualité à l'habitat péri-urbain. Outre la qualité environnementale des bâtiments, la qualité d'usage doit être une réflexion importante dans la conception : offrir des prolongements extérieurs au logement comme de grandes terrasses puis des jardins en pied d'immeuble sont par exemple un moyen d'attirer des familles. Pour l'usage des vélos, il faut des locaux à vélo sécurisés et en nombre sufisant et facilement accessibles à partir de la rue pour que les vélos soient largement utilisés.
Ce sont ces petits détails qui comptent et qui permettent un confort de vie. Cela ne se voit pas forcément autant que des panneaux solaires mais c'est aussi important pour la qualité de vie au sein des Ecoquartiers.
Ensuite bien sûr, lorsque les familles veulent venir, il faut pouvoir proposer des prix abordables. Ce qui a été fait sur la Zac de Bonne, outre les près de 40 % de logements sociaux et quelques logements en acession sociale, c'est le plafonnement des prix de vente pour 50 % des logements dans le privé. Bien sûr, les gens ne retiennent que le prix des 50 %non plafonnés...
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Perrine Flouret a écrit:
Aujourd'hui, cela fonctionne : les promoteurs acceptent de construire une partie des logements pour des bailleurs sociaux qui les rachètent en VEFA. Il est plus dur de mettre en place ce type d'obligation dans le diffus que dans les ZAC où nous imposons 30 % de logements sociaux comme à la ZAC de Bonne (il y en aura dailleurs près de 40 % au final).
Bravo! C'est une avancée réelle qui montre le rôle fondateur des élus et des bailleurs sociaux et c'est cette obligation qui conditionne un quartier vivant et accessible au plus grand nombre. Mais ça a du être un chemin très difficile. Sans doute aujourd'hui les promoteurs se félicitent de cette avancée.
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Pour faire évoluer les pratiques des habitants les prescriptions sont un moyen. Mais pour être acceptées les règles doivent d'abord être clairement expliquées. La sensibilisation y participe. Bien qu'on assiste à une multiplication des initiatives de mise en oeuvre du développement durable dans les opérations d'aménagement, il semble qu'il y est encore une vraie nécessité de pédagogie pour faire évoluer les modes de vie.
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Il s'agit de trouver un modèle spécifique pour chaque configuration, ne pas copier les modèles de l'Europe du Nord tel quel ou ne pas refaire à l'identique des immeubles hausmanniens, ces modèles ne sont pas transposables. La problématique française est de densifier le tissu existant par nature un tissu ancien. Nous sommes dans l'innovation sans politique de table rase.
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