Vous n'êtes pas identifié.
Pages: 1 2
CERAM-MSDD a écrit:
S.Gournay, FFB a écrit:
Bonjour,
Concernant le secteur du bâtiment, les énergies renouvelables sont une source de développement d'emploi mais la part la plus importante d'emplois développés ou pérennisés concerne le marché de la réhabilitation énergétique (nouveaux systèmes d'isolation, de ventilation, changement de chaudières...). Il faudra aussi de plus en plus de compétences sur les bilans thermiques (des thermiciens en bureau d'étude). Actuellement il y a plus de demandes que d'offres sur ces métiers.
Finalement, il y a peu de nouveaux métiers émergeants dans le secteur du bâtiment, il s'agit plutôt d'une mutation des métiers qui doivent intégrer de nouvelles pratiques. D'où la nécessité de développer la formation continue.
Pour accompagner ces changements, de nouvelles structures de conseil émergent des territoires : chargés de mission plan climat, espaces info énergie.Je suis tout à fait d'accord avec vous. Beaucoup ne voit que la construction de nouveaux bâtiment, hors la réhabilitation est à mes yeux, un marché assurement plus porteur.
Il est nécessaire d'accompagner cette "révolution" par de la formation continue à tous les niveaux des métiers impliqués.
Dans ce cadre, les formations QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) pour ensuite délivrer un certificat avec des normes strictes qui serait garant de professionnnels plus qualifiés?
Hors ligne
Danielle Nocher a écrit:
S.Gournay, FFB a écrit:
Pas de risque de trop plein de conseil, les chargés de mission ne parviennent pas à répondre à la quantité de demandes.
Comment pourrait-on créer les postes nécessaires dans ce secteur ?
Je pense que les postes sont en phase de création naturelle dans une logique d'une offre qui répond désormais à une demande présente en France.
Je suis par contre très sensible à la qualification des personnes car nous avons souffert d'un opportunisme sur certains marchés de l'énergie, ce qui a causé du tort sur ce secteur.
Hors ligne
APESI a écrit:
CLER a écrit:
Ces emplois ont de plus l’intérêt d’être répartis sur le territoire.
En effet, aujourd’hui, beaucoup d’électriciens, de plombiers s’improvisent installateurs après une petite formation et n’ont pas les compétences requises en terme de sécurité.
Lors d'une visite de la grande foire d'innovation d'Hanovre en Allemagne, les industriels japonais (Sh...) avaient soulevé ce problème, soulignant qu'ils avaient signé des accords avec 2 lycées professionnels français pour une formation bac +2 en photovoltaïque. Ils souhaitaient écarter du marché les sociétés d'installations de climatisation et les frigoristes car ils craignaient que les installations photovoltaïques pâtissent du manque de connaissance dans ce domaine.
Hors ligne
CERAM-MSDD a écrit:
S.Gournay, FFB a écrit:
Bonjour,
Concernant le secteur du bâtiment, les énergies renouvelables sont une source de développement d'emploi mais la part la plus importante d'emplois développés ou pérennisés concerne le marché de la réhabilitation énergétique (nouveaux systèmes d'isolation, de ventilation, changement de chaudières...). Il faudra aussi de plus en plus de compétences sur les bilans thermiques (des thermiciens en bureau d'étude). Actuellement il y a plus de demandes que d'offres sur ces métiers.
Finalement, il y a peu de nouveaux métiers émergeants dans le secteur du bâtiment, il s'agit plutôt d'une mutation des métiers qui doivent intégrer de nouvelles pratiques. D'où la nécessité de développer la formation continue.
Pour accompagner ces changements, de nouvelles structures de conseil émergent des territoires : chargés de mission plan climat, espaces info énergie.Je suis tout à fait d'accord avec vous. Beaucoup ne voit que la construction de nouveaux bâtiment, hors la réhabilitation est à mes yeux, un marché assurement plus porteur.
Il est nécessaire d'accompagner cette "révolution" par de la formation continue à tous les niveaux des métiers impliqués.
Dans ce cadre les formation QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) afin de délivrer un certificat plus styrictes et donc garantir des professionnels plus qualifiés?
Hors ligne
Dans ce cadre, les formations QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) pour ensuite délivrer un certificat avec des normes strictes qui serait garant de professionnnels plus qualifiés?
Je pense qu'au contraire Qualisol QualiPV et autre sont de bons labels qui pourraient par contre être complétés par une sensibilisation de l'acheteur.
Hors ligne
Danielle Nocher a écrit:
S.Gournay, FFB a écrit:
Pas de risque de trop plein de conseil, les chargés de mission ne parviennent pas à répondre à la quantité de demandes.
Comment pourrait-on créer les postes nécessaires dans ce secteur ?
Tout est question de financement et de structuration de la filière.
L'ademe est en train de mettre en place un réseau national de centres de ressources "qualité environnementale du cadre bâti" à destination des professionnels de la construction.
L'objectif est d'avoir un centre de ressources par région, aujourd'hui, une quinzaine de régions en sont dotées dont la Champagne Ardenne avec le Pôle Qualité Environnementale de la Construction.
Hors ligne
S.Gournay, FFB a écrit:
Il s'agit d'une formation multiacteurs où se cotoient architectes, maitres d'ouvrages, bureaux d'études, entreprises... afin de développer un réseau d'acteurs compétents en région Champagne Ardenne.
Merci de votre réponse et nous vous invitons à intervenir le lundi 31 août lors de notre colloque sur les emplois verts à la Foire de Châlons.
Hors ligne
C. Pilon - pole-emploi a écrit:
Et pour compléter la réponse du CLER, ces emplois ne sont pas délocalisables...
les compétences demandées aux techniciens en énergie renouvelable ne peuvent se
contenter de formation aux produits des fabricants, mais doivent être validées par des actions
de formation débouchant sur des qualifications professionnelles, la mise en oeuvre fait appel à de compétences réelles et certifiées. L'offre de formation sl'organise en ce sens, notamment le réseau des GRETA par exemple
Merci de cette réponse. Et quelle proportion de demande en matière d'énergies renouvelables le réseau des GRETA ?
Hors ligne
CERAM-MSDD a écrit:
Dans ce cadre, les formations QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) pour ensuite délivrer un certificat avec des normes strictes qui serait garant de professionnnels plus qualifiés?
Je pense qu'au contraire Qualisol QualiPV et autre sont de bons labels qui pourraient par contre être complétés par une sensibilisation de l'acheteur.
Il est vrai que Qualisol et QualiPV sont des appellations, qui s'appuie sur une formation courte et un engagement des entreprises.
Il existe des qualifications plus exigeantes :
- qualification Qualibat énergies renouvelables,
- Qualification Qualibat rénovateur énergétique
- mention économie d'énergie sur qualification Qualibat classique (par métier)
Hors ligne
CERAM-MSDD a écrit:
Dans ce cadre, les formations QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) pour ensuite délivrer un certificat avec des normes strictes qui serait garant de professionnnels plus qualifiés?
Je pense qu'au contraire Qualisol QualiPV et autre sont de bons labels qui pourraient par contre être complétés par une sensibilisation de l'acheteur.
Nous assistons en ce moment et dans tous les secteurs économiques à une floraison de labels et la tâche qui me paraît une des plus urgentes est de valider leur qualité, leur expertise. Sans cela, beaucoup de désillusion pourraient à terme nuire au secteur des emplois verts. En matière de réhabilitation des bâtiments, c'est la que se trouve le principale gisement d'économie d'énergie et nous savons tous qu'un chantier mal réaliser se révèle doublement coûteux et pourrait servir de contre-exemple.
C'est pour cela que les éco-labels doivent être tout comme les certifications irréprochables ou tout au moins sérieux.
Nous assistons à l'heure actuelle à une prolifération d'expert auto-proclamés. Comment faire le tri ?
Hors ligne
Danielle Nocher a écrit:
S.Gournay, FFB a écrit:
Il s'agit d'une formation multiacteurs où se cotoient architectes, maitres d'ouvrages, bureaux d'études, entreprises... afin de développer un réseau d'acteurs compétents en région Champagne Ardenne.
Merci de votre réponse et nous vous invitons à intervenir le lundi 31 août lors de notre colloque sur les emplois verts à la Foire de Châlons.
Avec plaisir
Hors ligne
CERAM-MSDD a écrit:
Dans ce cadre, les formations QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) pour ensuite délivrer un certificat avec des normes strictes qui serait garant de professionnnels plus qualifiés?
Je pense qu'au contraire Qualisol QualiPV et autre sont de bons labels qui pourraient par contre être complétés par une sensibilisation de l'acheteur.
Nous assistons en ce moment et dans tous les secteurs économiques à une floraison de labels et la tâche qui me paraît une des plus urgentes est de valider leur qualité, leur expertise. Sans cela, beaucoup de désillusion pourraient à terme nuire au secteur des emplois verts. En matière de réhabilitation des bâtiments, c'est la que se trouve le principale gisement d'économie d'énergie et nous savons tous qu'un chantier mal réaliser se révèle doublement coûteux et pourrait servir de contre-exemple.
C'est pour cela que les éco-labels doivent être tout comme les certifications irréprochables ou tout au moins sérieux.
Nous assistons à l'heure actuelle à une prolifération d'expert auto-proclamés. Comment faire le tri ?
Hors ligne
Danielle Nocher a écrit:
CERAM-MSDD a écrit:
Dans ce cadre, les formations QualiSol et QualiPV ne devraient-elles pas devenir plus complètes (et donc plus longues) pour ensuite délivrer un certificat avec des normes strictes qui serait garant de professionnnels plus qualifiés?
Je pense qu'au contraire Qualisol QualiPV et autre sont de bons labels qui pourraient par contre être complétés par une sensibilisation de l'acheteur.
Nous assistons en ce moment et dans tous les secteurs économiques à une floraison de labels et la tâche qui me paraît une des plus urgentes est de valider leur qualité, leur expertise. Sans cela, beaucoup de désillusion pourraient à terme nuire au secteur des emplois verts. En matière de réhabilitation des bâtiments, c'est la que se trouve le principale gisement d'économie d'énergie et nous savons tous qu'un chantier mal réaliser se révèle doublement coûteux et pourrait servir de contre-exemple.
C'est pour cela que les éco-labels doivent être tout comme les certifications irréprochables ou tout au moins sérieux.
Nous assistons à l'heure actuelle à une prolifération d'expert auto-proclamés. Comment faire le tri ?
En vérifiant la qualité des réalisations (via par exemple les certifications de bâtiments ou des contrôles. Les labels ne devraient pas être délivrés de manière définitive.
Hors ligne
Danielle Nocher a écrit:
Nous assistons à l'heure actuelle à une prolifération d'expert auto-proclamés. Comment faire le tri ?
C'est effectivement là que se trouve l'enjeu pour l'avenir. Ce type d'experts fait à terme plus de mal que de bien à la perception du développement durable.
Devant l'absence de normes en terme de formations, nous avons pour notre part fait le choix d'impliquer des entreprises concernées dans l'élaboration de nos contenus pédagogiques.
C'est une solution qui à court terme permet de garantir une adéquation entre la demande et l'offre des emplois verts.
Hors ligne
S.Gournay, FFB a écrit:
L'ademe est en train de mettre en place un réseau national de centres de ressources "qualité environnementale du cadre bâti"
Voilà une information intéressante et surtout lorsque l'échelon régional est retenu. Et merci aussi pour la précision concernant Qualibat. C'est une assurance de qualité pour les donneurs d'ordre et cela légitime la notion même d'emplois verts dans le cadre d'une croissance durable.
Hors ligne
S.Gournay, FFB a écrit:
Les labels ne devraient pas être délivrés de manière définitive.
Vous avez raison; comme les normes ISO, c'est une démarche de progrès et qui dit progrès dit innovations. Une réalisation peut devenir obsolète l'entretien d'une installation peut être déficient, et les performances devenir nulles ou a contrario négatives. Un label devrait être renouveler selon des durées raisonables.
Hors ligne
Pour revenir sur la question "les emplois verts sont-ils mûrs?", je pense qu'ils ne le sont pas encore mais qu'ils sont par contre en bonne voie et que la formation tout comme les certifications (labels...) doivent garantir qu'ils mûrissent pour répondre aux besoins de la société tout en permettant le développement des entreprises.
Hors ligne
Je suis très heureux d'avoir pu participer à cet échange avec vous.
Je reste à votre disposition pour continuer cette discussion par l'intermédiaire du forum ou de mon email.
Merci à tous
Denis Boissin
Hors ligne
CERAM-MSDD a écrit:
Devant l'absence de normes en terme de formations, nous avons pour notre part fait le choix d'impliquer des entreprises concernées dans l'élaboration de nos contenus pédagogiques.
Il est évident que les entreprises sont le maillon essentiel des emplois verts, c'est elles qui les péréniseront et dans les secteurs les plus divers, aussi bien l'agroalimentaire, l'agriculture. Les nouvelles directives de la commission européenne mettent en place des réglementations qui font bouger les lignes. La directive REACH qui concerne la chimie verte va voir de nouveaux produits, denouvelles technologies s'installer. De nouvelles formations et de nouveaux emplois compenseront les emplois perdus de la chimie lourde en Europe.
Hors ligne
Merci à tous. Rendez-vous à Châlons en Champagne le lundi 31 août où nous vous proposerons aussi des cafés de l'emplois verts où ceux qui cherchent et ceux qui proposent des emplois pourront se rencontrer.
En attendant, dialoguez entre vous. Bonne journée et à très bientôt.
Hors ligne
Le secteur des transports est sans doute un des plus prometteurs en termes d'emplois verts.
D'une part l'industrie automobile est aujourd'hui en surcapacité de manière durable et devra se reconvertir partiellement, elle peut le faire dans l'industrie écologique en valorisant ses compétences. D'autre part le secteur des transports collectifs va se développer, or il est très créateur d'emplois pérennes et non délocalisables car il s'agit pour une part importante d'emplois liés à l'exploitation.
Dernière modification par Jean Sivardière (18-09-2009 19:02:13)
Hors ligne
Pages: 1 2