Climat

Vous êtes ici : Accueil » Environnement » Climat » Dans les archives de la terre

Dans les archives de la terre

© C.Morel/Our Polar Heritage-CEA

© C.Morel/Our Polar Heritage-CEA

Quand elle se remémore son enfance, Valérie Masson-Delmotte évoque spontanément deux centres d’intérêt : son “amour de la lecture” et l’archéologie. « L’un de nos voisins, qui pratiquait cette discipline en amateur, m’emmnait parfois faire des fouilles en Lorraine, confie-t-elle. Et j’étais émerveillée à l’idée d’aller creuser la terre pour y trouver des têtes de flèches ».

Cette soif de connaissance allait pourtant la conduire, quelques années plus tard, à délaisser les vestiges archéologiques au profit de la recherche scientifique : d’abord, en étudiant la physique des fluides à l’école Centrale de Paris puis, une fois son diplôme obtenu en 1993, en soutenant sa thèse sur la modélisation des climats passés.
Recrutée dès 1996 par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), elle allait ainsi se voir rapidement confier la responsabilité d’une équipe au sein du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE). « J’ai eu la chance d’intégrer un domaine de recherche, celui des sciences du climat et de l’environnement, qui se trouvait alors en pleine émergence et qui allait encore monter en puissance avec la création du Giec (Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) en 1988 », estime Valérie Masson-Delmotte qui, n’entendant pas rester dans sa tour d’ivoire, se transforme volontiers en conférencière quand elle n’écrit pas des livres, y compris à destination des enfants, pour mieux faire connaître son domaine de recherche. Sans oublier son implication croissante dans les travaux du Giec, dont elle est devenue la co-présidente du groupe 1 en octobre 2015 après avoir contribué largement à la rédaction du 5ème rapport publié deux ans auparavant.

OU
OU

Commentaires