| Vidauban : la guerre du golf |
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Reportage
Vidauban : la guerre du golf par Raphaëlle Gala
Lorsqu’on arrive à Vidauban en venant de la Garde-Freinet, le paysage est irréel. Comment imaginer cette envolée de pins parasols agrippés à des rochers de grès rouge ? La Plaine des Maures révèle soudain toute sa sauvage beauté et on a l’impression d’entrer dans un de ces tableaux fauves où la lumière joue. Pas étonnant que ce territoire ait attiré convoitises et affrontements.
Des affrontements, il y en a eu dans cette plaine du Var, guerres de religions, guerres tout court. Depuis l’empire romain, elle n’a cessé d’être une terre de passages et les religions y ont trouvé des abris secrets, des ermitages, ou fondé des abbayes.
Une fondation pour la biodiversité
Un parcours de 18 trous, entre les pins parasols baignés de soleil et les monts de la Plaine des Maures. Le golf de Vidauban n’est pas indiqué sur la petite route qui y mène et pour cause : c’est un golf privé. Ce site extraordinaire constitue le terrain
Un combat opiniâtre Avec son association : l’APEVV, Robert Giraudo, natif de Vidauban, banquier, a mené depuis 20 ans une guerre sans merci à ceux qui voulaient transformer son paradis en un luxueux complexe touristique. Le retour à la terre Ses yeux verts et francs éclairent un visage qui a le soleil et les grands espaces pour compagnons. Grégory Vezin est berger. Il a choisi la Plaine des Maures pour vivre son idéal de retour à la terre avec un troupeau de 200 brebis, sans se laisser décourager par les contraintes de la réalité.
Des abeilles en bonne santé Julien Daval a suivi les traces de son père. Apiculteur bio, il a repris les 1 600 ruches de l’entreprise familiale et ses abeilles butinent, au gré des saisons, bruyère, lavande, châtaignier, romarin, tilleul… Dans la Plaine des Maures, les conditions sont réunies pour produire des miels diversifiés et de grande qualité.
L'ennemie numéro 1 : le feu
20 000 hectares de forêts ont brûlé en 2003 dans la Plaine des Maures. Dans le Var comme sur tout le pourtour méditerranéen, l’incendie est le pire ennemi de la forêt. Les pompiers ne relâchent jamais la surveillance des 350 000 hectares de résineux et
La suite dans Valeurs Vertes N°105, le magazine de développement durable.
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